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Étude de cas

Pierre s'est préparé : deuxième interview et diffusion de la nouvelle

Dès que le directeur demande à Pierre de parler à la journaliste, le jeune homme s'informe auprès de lui sur toutes les questions qui pourraient être évoquées durant l'entrevue, comme la fréquence de ce genre d'incidents à Raoul Eiffel, ou les mesures prises pour y faire face.

Avant de rencontrer la journaliste, il prend cinq minutes pour bien résumer dans sa tête les différents points qu'il veut faire ressortir :

  1. Des incidents violents comme celui d'hier sont très rares à Raoul Eiffel. Selon M. Lapointe, notre directeur, c'est la première fois qu'un étudiant en attaque un autre au couteau à l'intérieur de l'école.

  2. Le conseil d'élèves est en train d'organiser avec la direction une aide psychologique pour les étudiants qui ont été témoins de l'incident, et aussi des ateliers de résolution de conflit pour nous aider tous à éviter la violence.

  3. On ne connaît pas encore les raisons de cette attaque. L'école est en train d'enquêter.

Pierre essaie également de prévoir les questions que la journaliste va lui poser et les réponses à lui donner. Durant l'entrevue en après-midi, il s'efforce de garder en tête son message principal, à savoir que son école n'est pas un endroit dangereux.

Journaliste : La violence dans les écoles du quartier a l'air d'augmenter, n'est-ce pas ?
Pierre : Je n'en suis pas si sûr. Je ne suis pas vraiment la bonne personne à qui poser cette question.

Journaliste : Êtes-vous au moins d'accord pour dire qu'elle est en augmentation à Raoul Eiffel ?
Pierre : En réalité, il n'y a pas beaucoup de violence ici. C'est la première fois qu'un étudiant est attaqué avec une arme à l'intérieur de l'école.

Journaliste : Comment est l'atmosphère aujourd'hui ? Aviez-vous peur de venir à l'école ce matin ?
Pierre : Notre conseil d'élèves et la direction travaillent étroitement ensemble depuis hier après-midi. Nous avons offert un appui psychologique aux étudiants témoins de l'incident. Nous préparons aussi quelques ateliers de résolution de conflit pour toute l'école.

Journaliste : Ce genre d'appui et d'ateliers est-il pratique courante dans votre école ?
Pierre : On veut juste être sûr que tout le monde s'en tire bien et qu'il n'y aura pas d'autres incidents. Jusqu'ici, c'était très rare et nous voulons que ça reste comme cela.

Journaliste : Quelques personnes m'ont dit que la bataille avait des motifs raciaux. Est-ce que c'est l'opinion générale ?
Pierre : L'école est en train de faire enquête. Pour le moment personne ne sait vraiment pourquoi c'est arrivé.

Journaliste : Merci de votre collaboration.

Comme vous pouvez le voir, Pierre a réussi à faire passer les principaux points de son message dans ses quatre réponses. Quand la journaliste a essayé de lui faire dire que la violence était en augmentation dans son école et dans le quartier, il a refusé de spéculer sur la violence en général, mais il a pris soin d'affirmer qu'elle était rare à Raoul Eiffel. À la question « Aviez-vous peur de venir ce matin ? », il a répondu en soulignant les réactions positives de la direction et des étudiants. Sur la supposée origine raciale de l'incident, il a répété que personne ne savait les raisons exactes de l'altercation entre les deux étudiants. Il a refusé toute spéculation et s'en est tenu aux faits.

Voici comment la journaliste a utilisé son entrevue :

Une école secondaire réagit positivement après un épisode de violence inhabituel
Par Jeanne Tremblay

Les élèves de Raoul Eiffel sont encore sous le coup de l'émotion. Hier après-midi, un étudiant en a attaqué un autre au couteau devant témoins dans un des corridors de l'école. L'établissement est en train de faire enquête.

Selon Pierre Laliberté, un des élèves de Raoul Eiffel, ce genre d'épisode violent est très rare. Jamais jusqu'ici, un étudiant de l'école n'en avait attaqué un autre au couteau.

Le conseil d'élèves et la direction ont réagi rapidement en offrant des séances d'appui psychologique aux élèves témoins de l'incident. Pierre Laliberté dit que l'école va organiser aussi une série d'ateliers de résolution de conflit sans violence.

« On veut juste être sûr que tout le monde s'en tire bien, dit-il. Les cas de violence sont très rares à Raoul Eiffel et nous voulons que ça reste comme cela. »



 
 
 
 
 
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