Auteur : Réseau Éducation-Médias
Année scolaire : 3e secondaire à 5e secondaire
Durée : S'étale sur plusieurs périodes
Sujets : Télévision, violence
Aperçu
Vous pouvez imprimer l’activité et les documents d’accompagnement réunis dans un .
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Cette activité permet de présenter aux élèves des systèmes de classement des films, des cassettes vidéo, des émissions de télévision et des questions qu'ils soulèvent.
Intentions
- Connaître l'historique de la classification des films au Canada.
- Savoir les catégories de classification des films de leur propre province.
- Comprendre les différences entre les classifications des films, des cassettes vidéo et des émissions de télévision.
- Comprendre les questions soulevées par les classifications des films, des cassettes vidéo et des émissions de télévision.
Préparation/Documents
Préparez les transparents ci-dessous :
Les documents suivants à distribuer :
Déroulement suggéré
Première partie La classification des films |
Demandez à vos élèves :
- Pourquoi procédons-nous au classement des films ? (La classification des films permet à la société de réserver aux adultes l'accès des films que l'on estime contre-indiqués pour les enfants et les adolescents et, tout particulièrement, les films qui comportent des images effrayantes, des actes de cruauté et du langage vulgaire.)
- Pourquoi les jeunes enfants sont-ils davantage vulnérables à un contenu sexuel, vulgaire ou violent ? (Ils ne comprennent pas toujours la différence entre la réalité et ce qu'ils voient dans un film ; ils sont plus susceptibles d'imiter les actes qu'ils voient à l'écran. Ils ne comprennent pas totalement le contexte sous-jacent de certaines scènes.)
- Et les adolescents ? Pensez-vous que vous avez besoin de la même protection ? Justifiez votre réponse.
- Qui élabore ces classifications ? (Au Canada, ce sont les offices de classification provinciaux qui s'en chargent. Toutefois, ces offices de classification des films n'établissent pas les normes eux-mêmes, ils se basent plutôt sur la législation existante pour procéder au classement des films.)
- Qui partage la responsabilité de conseiller les jeunes spectateurs ? (L'industrie de la radiodiffusion et l'industrie cinématographique, les gouvernements, les éducateurs, les parents et les autres membres de la famille partagent tous la responsabilité de protéger les jeunes des images contre-indiquées.)
- Comment, selon vous, procédons-nous au classement des films en provenance des États-Unis ? (La Motion Picture Association of America procède au préalable au classement de ces films, mais les offices de classification provinciaux doivent tout de même les passer en revue.)
- Quels sont les problèmes auxquels les offices de classification pourraient être confrontés au Canada ? (Les spectateurs ne comprennent peut-être pas les sous-titres informatifs, le manque de cohérence entre les offices provinciaux de classification des films, les coûts relatifs à l'existence de sept systèmes de classification différents, le manque de personnes chargées de veiller à l'application des classifications, l'accès facile aux films par le biais des chaînes de télévision payante et de la location de cassettes vidéo.)
Activité 1
Demandez à vos élèves :
- Que pensez-vous des catégories de classification des films ?
- Distribuez-leur Classer les films et commentez leurs réactions.
Projetez le système de classement de votre propre province au tableau et commentez-le avec la classe. Demandez aux élèves :
- des exemples de films appartenant à chaque catégorie ;
- s'ils sont d'accord ou en désaccord avec ces directives ;
- de comparer ces classifications à leurs propres normes.
Activité 2
- Distribuez aux élèves l'article « L'accès des jeunes aux films de torture » ;
- Quand ils ont terminé de répondre aux questions, commentez leurs réponses avec la classe.
Deuxième partie Les systèmes de classification des cassettes vidéo et des émissions de télévision |
Discussion dirigée
Les classifications des films projetés en salle peuvent être facilement respectées puisque les vendeurs de billets jouent le rôle de « portiers », qui refusent l'entrée de la salle quand cela s'impose. Mais, une fois l'exploitation d'un film en salle terminée, il est distribué sous forme de cassette vidéo à usage familial et, finalement, diffusé à la télévision. Des enjeux de classification existent pour ces deux formes de distribution. Posez la question suivante à vos élèves :
- Citez quelques problèmes posés par le classement des cassettes vidéo à usage familial. (Il y a un certain contrôle de la part des magasins pour la vente de vidéo à usage familial, mais, une fois à la maison, si les membres de la famille ne jouent pas leur rôle, il n'y a pas grand-chose à faire pour en réserver l'accès aux adultes. À ce problème s'ajoute celui des classifications des cassettes vidéo. Premièrement, le système canadien de classement des cassettes vidéo à usage familial diffère de celui de la Motion Picture Association of America : le système canadien se montre souvent le plus indulgent des deux. Par exemple, certaines cassettes vidéo classées dans la catégorie R par les Américains ont été classées dans la catégorie plus indulgente, 14A au Canada.)
- Placez Comparaison des systèmes de classement des cassettes vidéo sur le rétroprojecteur et procédez à un échange de points de vue avec la classe. (Cette divergence se complique en raison de la méthode utilisée par le système canadien pour déterminer les cotes des cassettes vidéo à usage familial, à savoir en faisant la moyenne des différentes cotes attribuées par les différents offices provinciaux de classification lors de la sortie des films dans les salles de cinéma au Canada. De plus, certains circuits de distribution de cassettes vidéo à usage familial, tel Blockbusters Videos, ont créé leurs propres étiquettes de classement. Ainsi, au moment où vous choisissez votre film du vendredi soir, celui-ci peut porter jusqu'à quatre étiquettes : il n'est pas étonnant que les gens soient déconcertés !)
En plus de Seven, d'autres films ont reçu des cotes plus indulgentes au Canada. Parmi ceux-ci, on trouve :
- King Pin : de SP-13 à SP ;
- Le fanatique : de Réservé à 14A ;
- La correction : de Réservé à 14A ;
- Dernier recours : de Réservé à 14A ;
- Tin Cup : de Réservé à SP.
Demandez à vos élèves de nommer d'autres exemples.
- Éloignons-nous du cinéma et abordons maintenant l'enjeu de la classification à la télévision. En 1995, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision fut saisi d'une plainte portant sur la télédiffusion du Silence des agneaux. Ce point de litige soulevait la question suivante : comment un film, réservé aux adultes au cinéma, a-t-il pu être diffusé par une chaîne de télévision grand public ? Le Conseil se prononça en faveur de la chaîne de télévision, considérant que les mises en garde adressées par CITY-TV aux téléspectateurs avaient, dans ce cas, constitué un avertissement suffisant et que la version revue qui avait été diffusée à la télévision était différente de la version projetée dans les salles de cinéma. Toutefois, l'enjeu de la diffusion des films réservés aux adultes à la télévision demeure litigieux pour de nombreux téléspectateurs.
Les cotes de la télévision classent les émissions en fonction de leur contenu violent, sexuel, de la présence de nudité et de langage grossier. Elles ont été conçues pour fonctionner avec la puce anti-violence, un dispositif électronique qui permet aux parents de bloquer les émissions de télévision, qu'ils jugent contre-indiquées pour leurs enfants.
- Placez Le système de classification des diffuseurs francophones sur le rétroprojecteur et commentez-le avec la classe.
- Demandez à vos élèves : quelles sont les différences entre ces cotes et celles des films et des cassettes vidéo que vous avez données comme exemples ?
- Si vos élèves écoutent beaucoup les chaînes de télévision anglophone vous pouvez comparer Le système de classification des diffuseurs francophones aux Classifications de la télévision canadienne.
Activité 3
Distribuez aux élèves l'article « Les mises en garde de la télévision contre la violence attirent les ados ».
- Divisez la classe en deux pour organiser un débat sur cet enjeu : un camp soutient que les mises en garde à la télévision et pour les jeux vidéo ne constituent qu'une incitation ; l'autre camp soutient qu'elles constituent des mesures de protection indispensables. (Le rôle des autres : la manière dont les parents et les autres membres de la société accueillent ces mises en garde pourrait représenter un angle intéressant pour aborder ce débat.) OU
- Demandez aux élèves de rédiger une dissertation argumentative de 500 mots défendant l'un ou l'autre des points de vue de ce débat.
Activité 4
Comment peut-on améliorer le système de classement des films ?
- Divisez votre classe en groupes.
- Chaque groupe créera un nouveau système de classement pour les films. Les élèves peuvent créer des systèmes séparés pour les films, les émissions de télévision et les cassettes vidéo à usage familial ou ils peuvent créer un système universel. Quel que soit leur choix, les élèves doivent fournir une justification à l'appui de ce(s) nouveau(x) système(s).
- Ces travaux comprennent la conception de catégories, une explication pour chacune d'entre elles et les symboles s'y rattachant.
Évaluation
- Devoir sur L'accès des jeunes aux films de torture.
- Dissertation argumentative ou débat en classe sur les mises en garde contre la violence à la télévision.
- Projet de groupe sur la classification des films.