Année scolaire : 3e et 4e secondaire, 9e et 10e année
Durée : Une heure et demie
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Vous pouvez imprimer l’activité et les documents d’accompagnement réunis dans un . |
Aperçu
Les élèves exploreront le concept des droits de la personne et apprendront comment les idées entourant ce concept ont mené à la rédaction de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies. Ils étudieront ensuite cinq articles de la Convention et, en petits groupes, discuteront de la façon dont ces articles sont liés à leur utilisation des médias. Dans le cadre d’un débat, les élèves détermineront quels articles sont les plus importants par rapport à leurs expériences médiatiques, et défendront leurs choix devant la classe.
Résultats d’apprentissage
Les élèves auront l’occasion de :
- se sensibiliser au concept des droits de la personne ;
- se sensibiliser à la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies ;
- discuter de la manière dont les articles de la Convention s’appliquent à leur utilisation des médias ;
- diriger une discussion en petit groupe ;
- collaborer avec un groupe de spécialistes ;
- présenter et défendre leurs opinions ;
- rédiger un essai à caractère persuasif.
Préparation et documentation
Les membres du personnel enseignant qui souhaitent en savoir plus sur la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies peuvent consulter le site Web de l’UNICEF à l’adresse suivante : .
Les enseignantes et enseignants sont invités à photocopier le document de cours intitulé Droits relatifs aux médias.
Marche à suivre
Qu’est-ce qu’un droit ?
Tout d’abord, demandez aux élèves de la classe ce qu’ils savent du mot droit :
- Avoir le droit de faire quelque chose, qu’est-ce que ça veut dire ? (Qu’on ne peut pas vous empêcher de faire la chose en question.)
- Donnant suite au point précédent, expliquez aux élèves que certains droits protègent leur capacité à faire quelque chose (p. ex. exprimer une opinion) et que d’autres garantissent leur protection et leur liberté par rapport à certaines choses (p. ex. l’atteinte à leur réputation en raison de fausses déclarations à leur sujet). En fait, les droits qui vous permettent de faire quelque chose ne peuvent pas être séparés des droits des autres personnes (et vice-versa).
- Pouvez-vous donner des exemples de droits ? (Il pourrait s’agir du droit à la liberté d’expression ou à la « liberté de parole », du droit à la vie privée, du droit de vote, etc.)
- Pourquoi avons-nous des droits ? (Les droits limitent le pouvoir de l’État sur la population et favorisent le traitement équitable de tous les citoyens et citoyennes; de manière générale, ils empêchent le gouvernement ou d’autres personnes de nous traiter injustement ou de nous imposer des limites déraisonnables.)
- D’où viennent les droits ? (Les droits sont garantis par les lois ou les constitutions des différentes nations. L’Organisation des Nations Unies a été créée en 1945 pour s’assurer notamment qu’aucune autre catastrophe humanitaire comme celle de la Seconde Guerre mondiale ne se produirait. L’une de ses plus importantes tâches était de créer de nouveaux instruments pour réparer les injustices humaines qui s’étaient produites au cours de la période, y compris pendant la guerre, en faisant la promotion des droits de la personne et en les garantissant au moyen de traités et de conventions internationales comme la Convention relative aux droits de l’enfant.)
- Qui a des droits ? (Tout le monde : contrairement aux privilèges, les droits sont garantis et universels.)
- Les droits ont-ils des limites ? (Normalement, les droits ne sont limités que lorsqu’ils entrent en conflit avec d’autres droits. Au Canada, les droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés peuvent être restreints « dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique ». Par exemple, vous avez le droit à la liberté d’expression, mais vous n’avez pas le droit de crier au feu dans une salle de théâtre bondée, car cela entrerait en conflit avec le droit à la sécurité des autres personnes.)
- Est-ce que tout le monde bénéficie des mêmes droits ? (Normalement, tous les citoyens et citoyennes adultes d’un pays ont les mêmes droits, à quelques exceptions près : si vous êtes résident et non citoyen d’un pays, vous bénéficierez de certains droits seulement; on pourrait également vous retirer temporairement certains droits si vous commettez un crime.)
- Les enfants ont-ils des droits ? (Oui, bien que les enfants soient souvent privés de certains droits, comme le droit de voter ou de signer un contrat, jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge de la majorité, qui est de 18 ans au Canada.)
Droits de l'enfant
Faisant suite au dernier point, expliquez à la classe qu’en raison du fait que les enfants ont généralement des droits de participation politique limités (notamment le droit de vote), il leur est difficile de défendre leurs droits. Voilà pourquoi en 1989, les Nations Unies ont adopté la Convention relative aux droits de l’enfant, qui demande à tous les pays du monde de protéger les droits des enfants (que la Convention définit comme toutes les personnes âgées de moins de 18 ans, sauf dans les pays où la majorité est atteinte plus tôt). Les droits visés par la Convention sont des droits de la personne, car tous les enfants du monde devraient en bénéficier.
Donnez aux élèves quelques exemples de droits garantis en vertu de la Convention :
- Droit de protection contre la violence (article 19)
- Droit à l’éducation (article 28)
- Droit d’avoir sa propre vie culturelle, de pratiquer sa propre religion et d’employer sa propre langue (article 30)
- Droit de jouer (article 31)
- Droit d’être protégé contre l’exploitation et de n’être astreint à aucun travail nuisible (article 32)
- Droit de connaître ses droits en vertu de la Convention (article 42)
Expliquez aux élèves que pour avoir force de loi, la Convention devait être ratifiée (approuvée officiellement) par différents pays. Le Canada a ratifié la Convention en 1991 et s’en est depuis inspiré pour créer des lois relatives aux enfants (p. ex. la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents); depuis 1990, la Convention a été ratifiée par tous les pays membres des Nations Unies, à l’exception des États-Unis et de la Somalie.
Droits relatifs aux médias
Expliquez aux élèves que parce que l’utilisation des médias (télévision, musique, Internet, etc.) constitue une partie importante de leur vie, la Convention s’applique également à leur utilisation des médias. Par exemple, l’article 28 pourrait garantir aux élèves le droit d’accès à Internet ou à d’autres produits médiatiques lorsque cela est nécessaire à leur éducation, et l’article 32 pourrait protéger les enfants contre l’exploitation, par des adultes, du travail créatif qu’ils réalisent hors ligne ou en ligne.
Distribuez le document Droits relatifs aux médias et divisez la classe en groupes de quatre. (Si le nombre d’élèves n’est pas divisible par quatre, vous pouvez former des groupes un peu moins ou un peu plus nombreux ; cela fonctionnera aussi bien.)
Dans chacun des groupes, chaque élève jouera le rôle de spécialiste pour l’un des articles suivants (les articles 34 et 36 étant considérés comme un seul article) :
- Droit à la liberté d’expression (article 13)
- Droit à la vie privée (article 16)
- Droit d’accès à de l’information appropriée (article 17)
- Droit de protection contre l’exploitation (articles 34 et 36)
Chaque spécialiste lira ou résumera son article à l’intention du groupe et animera une brève discussion sur la façon dont cet article concerne l’utilisation des médias par les membres du groupe. Le spécialiste de chaque article devrait également prendre des notes pendant la discussion. La discussion devra englober les points suivants qui permettront d’examiner les façons dont l’article en question concerne l’utilisation des médias par les élèves :
- Situations : Dans quelles situations croyez-vous que les droits qui vous sont conférés en vertu de cet article ne sont pas respectés ?
- Problèmes : Selon vous, quels problèmes pourraient rendre difficile le respect des droits garantis en vertu de cet article ?
- Limites : Quelles sont, selon vous, les limites raisonnables qui pourraient s’appliquer aux droits garantis en vertu de cet article ?
- Stratégies : Quelles sont, selon vous, les meilleures stratégies à employer pour garantir à tous les jeunes les droits qui leur sont conférés en vertu de cet article ?
Donnez aux élèves environ 20 minutes pour discuter des quatre articles susmentionnés. (Rappelez-leur que la discussion doit porter principalement sur la façon dont les droits concernent leur utilisation des médias. Par exemple, ils pourraient discuter du droit à la vie privée par rapport au fait que leurs parents fouinent dans leur page Facebook, mais non par rapport au fait qu’ils fouinent dans leur chambre.)
Les élèves se réunissent ensuite avec les autres élèves qui étaient spécialistes du même article. (Tous les élèves qui ont animé la discussion sur l’article 13 forment maintenant un groupe, tous ceux qui ont dirigé la discussion sur l’article 16 en forment un autre, et ainsi de suite.) Ces groupes de spécialistes échangent les résultats de leurs discussions respectives et décident des trois éléments, pour chaque catégorie (situations, problèmes, limites, stratégies), qu’ils considèrent les plus importants.
Défendre sa position
Les spécialistes retournent dans leurs groupes originaux respectifs et leur présentent ce qui a été décidé par leur groupe de spécialistes.
Chaque groupe original sélectionne parmi les quatre articles examinés celui qu’il considère le plus important et le plus pertinent par rapport à l’utilisation des médias par les élèves. Les membres du groupe sélectionnent ensuite dans chaque catégorie un élément, soit celui qu’ils considèrent le plus important. À la fin de ce processus, ils auront choisi un article ainsi qu’une situation, un problème, une limite et une stratégie qu’ils considèrent les plus importants et les plus pertinents relativement à leur utilisation des médias.
Demandez maintenant aux élèves de présenter leurs choix à la classe et de les justifier en expliquant pourquoi l’article ainsi que la situation, le problème, la limite et la stratégie connexes qu’ils ont choisis sont à leur avis les éléments les plus importants et les plus pertinents par rapport à leur utilisation des médias.
Mon manifeste
Invitez les élèves à choisir un des éléments que leur groupe a présenté à la classe (une situation, un problème, une limite ou une stratégie) et à rédiger un court texte expliquant leur position.
Facultatif : En utilisant une plateforme de blogage gratuite comme ou , créez un blogue de classe et affichez-y les textes des élèves. Vous pouvez également inviter les élèves à commenter les textes des autres.
Facultatif : Demandez aux élèves d’envoyer leurs textes (ou sélectionnez des textes de la classe) à des personnes ou à des organismes publics qui ont le pouvoir ou l’influence nécessaire pour promouvoir ou garantir les droits des enfants relatifs aux médias (p. ex. députées et députés fédéraux ou provinciaux, conseils ou commissions scolaires locales, CRTC, etc.).
Activité complémentaire : Essai vidéo
Invitez les groupes à collaborer à la création d’un essai vidéo qui représentera leurs opinions sur les droits de l’enfant relatifs aux médias. Vous pouvez regarder des exemples de vidéos sur le site , ainsi que des films d’animation sur le site ; les élèves pourront s’ils le souhaitent soumettre leurs vidéos au site Web de l’UNICEF une fois qu’ils les auront terminées.
Répartissez les élèves en groupes de deux ou trois et demandez-leur de faire une recherche et de créer un essai vidéo qui représente leur opinion. Cet essai devra aborder des points importants liés au sujet choisi et adopter un point de vue à caractère persuasif. L’essai vidéo ne doit pas durer plus d’une minute ou deux (de 60 à 120 secondes). (S’il n’est pas techniquement possible de tourner une vidéo, les élèves pourraient soit faire un sketch soit rédiger un court essai en respectant les mêmes exigences.)
Pour aider les élèves à créer leur vidéo, distribuez-leur le document intitulé Trousse à outils des élèves : la création d'un essai vidéo. Passez en revue la section intitulée « La préproduction » et expliquez aux élèves qu’une planification minutieuse est la clé d’une vidéo réussie. Parcourez avec eux la section « Commencez par un plan », puis passez à la section « Élaborez un scénario ». Demandez à chaque groupe de rédiger le scénario, puis de répéter pour s’assurer qu’il respecte le temps alloué.
Passez en revue la section « Créez un scénarimage (scénario dessiné) » avec la classe, et demandez ensuite à chaque groupe de créer un scénarimage et de faire le découpage technique de sa vidéo. Vérifiez et approuvez le travail de chaque groupe et fixez le moment des répétitions (tant avec que sans caméra). Dans certains cas, le scénarimage et le découpage technique pourraient devoir être modifiés en fonction des résultats des répétitions.
(Pendant les répétions, rappelez aux élèves de tenir compte de la section « Respectez les spectateurs et les droits d'auteur » qui aborde certaines questions comme les scènes de conflit et les marques de commerce visibles.)
Une fois que les groupes ont fini de répéter, examinez avec eux la section intitulée « La production » du document La création d’un essai vidéo. Invitez chaque groupe à tourner sa vidéo en suivant son scénarimage et son découpage technique.
Enfin, examinez la section du document intitulée « La postproduction » et demandez aux élèves de faire d’abord le montage des séquences individuelles, puis le montage des séquences dans leur ensemble.
Activité complémentaire : Imagineaction
Cette activité incite les élèves à poser des gestes concrets à l’égard des questions qu’ils auront eux-mêmes déterminées. Les élèves savent maintenant que les actions des autres peuvent porter atteinte à leurs droits en ce qui concerne leur utilisation des médias. Dans le cadre de cet exercice, les élèves et leur enseignant ou enseignante étudieront des façons de corriger la situation d’une manière constructive.
Le programme Imagineaction () est un programme destiné à faciliter l’interaction entre les élèves, le personnel enseignant et la communauté dans l’action sociale. Une fois qu’ils se sont inscrits sur le site Web, les enseignantes et enseignants peuvent faire une demande de subvention pour leur projet et avoir accès à des ressources professionnelles, à une banque de spécialistes et d’organismes de la communauté prêts à aider, ainsi qu’à une vitrine qui expose des idées des quatre coins du pays.
En petits groupes, les élèves ont déterminé, parmi les quatre articles de la Convention proposés, celui qu’ils considèrent le plus important et le plus pertinent relativement à leur utilisation des médias. Ils ont choisi un article ainsi qu’une situation, un problème, une limite et une stratégie connexes qu’ils considèrent les plus importants et les plus pertinents en ce qui concerne leur utilisation des médias, et ont défendu leurs choix devant la classe.
Chacun des articles doit être affiché de manière à ce que tous les élèves puissent le voir. La classe devra choisir parmi les questions découlant de la discussion celle qu’elle considère comme la plus importante et pour laquelle il serait peut-être possible de faire quelque chose. Vous pourriez présenter à vos élèves la vidéo d’Imagineaction pour leur donner un aperçu du programme.
Exposez brièvement le cadre qui guidera les élèves dans leur projet d’action sociale, tel qu’il est décrit dans le guide Faire plus ensemble à l’intention du personnel enseignant.

Demandez aux élèves de proposer des solutions à leur problème et d’en choisir une qui est envisageable. Il pourrait s’agir d’une campagne de sensibilisation, d’une pétition ou de la rédaction d’une lettre. En mettant en œuvre leur stratégie, les élèves doivent se souvenir d’utiliser le modèle de résolution de problèmes au fur et à mesure que de nouveaux problèmes surviennent. Les élèves doivent participer à l’analyse et à la résolution de tout problème pouvant survenir.
Avec vos élèves, déterminez ce qui définira la réussite de leur projet. Par exemple, dans le cas d’une campagne de sensibilisation, les élèves pourraient sonder un groupe représentatif de leur école tant avant qu’après la campagne afin d’en déterminer l’efficacité.