Le siège de Yolande James à l'Assemblée nationale prend du poids. Ce n'est pas que la députée de Nelligan accumule les kilos, loin de là, mais l'élégante jeune femme vient d'être nommée ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles dans le nouveau cabinet de Jean Charest. [1]
Les anglophones, qui ont voté massivement pour les libéraux le 26 mars dernier, comme à leur habitude, ne sont représentés que par Yolande James, une jeune ministre sans grande expérience, alors qu'au dernier remaniement de février 2005, ils pouvaient compter sur trois ministres chevronnés, soit Lawrence Bergman, Geoffrey Kelly et Thomas Mulcair. [2]
Titulaire d’un baccalauréat en droit civil (Université de Montréal), d’un bac en commonlaw (Queen’s university), membre du barreau du Québec, elle a été attachée politique du député de Nelligan de 1998 à 2003.
On retiendra aussi sa collaboration au développement d’un programme d’études pour étudiants en difficulté dans l’ouest de Montréal. Bénévole à l’église Saint-Barnabas, membre du comité organisateur du mois de l’histoire des noirs à l’université de Montréal, Yolande James est sans conteste une jeune députée pleine d’enthousiasme et de détermination. [3]
El fouladi loue la « fougue juvénile » de celle qui, dit-il, fut élue députée libérale à deux mois de son 27ème anniversaire et devint ministre de l’immigration et des communautés culturelles à 7 mois de son trentième ». [4]
Les temps ont changé pour les femmes en politique : « (…) l’on voit maintenant des jeunes femmes ravissantes les Belinda Stronach, Rona Ambrose, Elsie Lefebvre ou Yolande James foncer impétueusement en politique avec la certitude qu’elles n’auront pas à y sacrifier leur pouvoir de séduction. » [5]
[1] « Madame la ministre, Yolandes James. » Cité Nouvelles, 20 avril 2007. <http://www.citesnouvelles.com/article-97329-Madame-la-ministre-Yolandes-James.html>
[2] Dutrisac, Robert. « Les anglophones se sentent trahis. » Le Devoir, 20 avril 2007. <http://www.ledevoir.com/2007/04/20/140192.html>
[3] Bilé, Jacques. « Yolande James ». Planetantilles.com. <http://planetantilles.com/index.php5?IdPage=1113215007> (Consulté le 17 juin 2009.)
[4] « Programme gouvernemental de soutien à l’entreprenariat communautaire – Faut-il brûler Yolande James ? » Atlas.Mtl, 26 juillet - 9 août 2007. <http://www.atlasmedias.com/Atlas/journal61page9.pdf>
[5]Gagnon, Lysiane. « Le grand obstacle. » La Presse, 9 décembre 2006. <http://www.vigile.net/vigile3277.html>